Pourquoi l’auto-pression est l’ennemi silencieux des indépendants
3 leviers pour amorcer une posture mentale plus saine
Article en partenariat avec Hélène - BAINS D’EPSOM
Lorsque l’on devient indépendant, on se libère d’un système: plus de patron, plus d’horaires figés, plus de réunions inutiles…
C’est une idée séduisante mais qu’il est intéressant de nuancer.
On ne se libère jamais vraiment du système : on change de système.
Quand on quitte l’entreprise, on sort d’un cadre formel (hiérarchie, règles, culture d’organisation), mais on entre dans d’autres systèmes :
le système entrepreneurial, avec ses codes, ses injonctions de performance et de visibilité,
le système personnel, où vie pro et perso se mélangent,
le système relationnel, qui évolue selon les nouvelles alliances, réseaux, clients, partenaires…
Et surtout, on devient son propre système de régulation.
Qui décide du cadre ?
Qui fixe les limites ?
Qui évalue les résultats ?
Qui soutient l’individu dans les moments de doute ou de surcharge ?
Spoiler : c’est soi-même.
Et c’est là que naît ce fameux "ennemi silencieux" : l’auto-pression, l’ennemi invisible (qui est aussi un moteur incroyable quand on est maître de la pression).
L’auto-pression se niche dans :
le perfectionnisme qui empêche de lancer une offre « tant que ce n’est pas parfait »
la culpabilité de s’accorder une journée off ou de travailler "seulement" 6 heures
le besoin de prouver qu’on est « productif », « légitime », ou « à la hauteur »
C’est un moteur… jusqu’à ce que ça devienne un piège.
On devient son propre manager le plus exigeant. Et son collaborateur le plus fatigué.
Il est donc important d’en être conscient dès le début de l’aventure afin de mettre en place des pare-feu garant de notre bonne hygiène mentale.
Voici 3 leviers pour amorcer une posture mentale plus saine :
Se fixer des objectifs réalistes: Planifier régulièrement des rdv avec soi-même pour faire un état des lieux des résultats et les ajuster si besoin.
Choisir le rythme qui nous semble être le plus harmonieux. A partir de quelle quantité de travail, je vais commencer à ne plus me sentir aligné. Garder en tête son why. Et se rappeler que c’est bien dommage de l’atteindre si notre corps ne peut pas en profiter.
S’autoriser à ralentir, même si le monde semble aller vite : C’est dommage de voir que quand on a la grippe on peut prendre une semaine de congés. Et c’est souvent dans ces moments de relâchement que naissent les meilleures idées.
❓ Et vous, comment gérez-vous l’auto-pression dans votre quotidien d’indépendant·e ❓
Je serais curieuse de lire vos astuces, vos prises de conscience… ou vos résistances.
Par Hélène - Bains d’Epsom





