đż Quand tu donnes tout⊠et quâil ne reste plus rien pour toi
Pour celles et ceux qui tiennent â jusquâĂ ne plus savoir pourquoi.
đż Cet article parle de fatigue Ă©motionnelle et de charge mentale du quotidien. Si tu traverses quelque chose de plus lourd â dĂ©pression, burn-out, pensĂ©es sombres â ce contenu ne remplace pas un accompagnement professionnel. Prends soin de toi, et parles-en Ă quelquâun. â€ïž
Quelquâun te demande comment tu vas. Tu rĂ©ponds *âbien, un peu fatiguĂ©e mais ça vaâ ⊠Et tu passes Ă autre chose.
Parce que tâarrĂȘter vraiment sur cette question⊠tu nâas pas le temps. Ou plutĂŽt â tu ne tâen donnes pas le droit.
Tu es du genre Ă :
répondre aux messages le soir, aprÚs que tout le monde soit couché
repousser ton rendez-vous chez le mĂ©decin ou lâostĂ©o âparce que lĂ câest pas le bon momentâ.
dire oui alors que tout en toi voulait dire non.
tâoccuper des autres â tes clients, tes proches, ton Ă©quipe, ton projet â avec une Ă©nergie que tu puises quelque part, sans trop savoir oĂč.
Et tu continues. Parce que câest comme ça. Parce que tâas toujours fait comme ça. Parce que quelque part, tu es fiĂšre de tenir.
Mais voilĂ ce que personne ne te dit.
Ce nâest pas de la force. Pas vraiment. Câest un mĂ©canisme. Un automatisme tellement ancrĂ© que tu ne le vois mĂȘme plus.
Tu donnes. Tu livres. Tu produis. Tu souris. Tu rassures.
Et toi, dans tout ça ?
Pourquoi tu fais ça â et câest pas ce que tu crois
Ce nâest pas parce que tu es trop gentille.
Ce nâest pas parce que tu nâas pas de limites.
Câest parce que quelque part, trĂšs profondĂ©ment, tu as appris que âta valeur dĂ©pend de ce que tu fais pour les autres.â
Que si tu tâarrĂȘtes, quelque chose va sâeffondrer.
Que le repos, câest pour âaprĂšsâ â aprĂšs le projet, aprĂšs la deadline, aprĂšs que tout le monde soit servi.
Sauf que âaprĂšsâ nâarrive jamais vraiment. Tu le sais, non ????
Et pendant ce temps, quelque chose se passe dans ton corps ⊠mais aussi dans ta tĂȘte.
Une fatigue qui nâest plus tout Ă fait ordinaire. Une irritabilitĂ© qui arrive de nulle part. Une petite voix qui dit âmais moi, dans tout ça ?â ( et ça je te jure que je me le suis dit tellement de fois )
Le moment oĂč quelque chose bascule
Il y a rarement un grand drame. Pas dâeffondrement spectaculaire.
Câest plutĂŽt⊠un matin ordinaire. OĂč tu te lĂšves et tu sens que quelque chose sâest Ă©teint un peu. Pas de raison prĂ©cise. Juste cette impression que le moteur tourne Ă vide.
Ou câest une phrase anodine de quelquâun qui te dit âtu as lâair fatiguĂ©eâ â et lĂ , sans savoir pourquoi, quelque chose se serre.
Ou câest ce rendez-vous que tu repousses encore. Et tu rĂ©alises que tu tâes mise de cĂŽtĂ© depuis bien longtemps.
Ce moment-lĂ , ce nâest pas une faiblesse.
»»» Câest ton point de bascule. Et câest peut-ĂȘtre la chose la plus importante qui puisse tâarriver.
Pourquoi ton cerveau est cĂąblĂ© pour passer en dernier, les signaux que ton corps envoie avant le vrai Ă©puisement, et les 4 micro-dĂ©cisions qui changent tout â sans tout bouleverser.





