Il y a des parcours qui ne suivent pas une ligne droite.
Des parcours faits de détours, de chaos, de silences et de questions sans réponse.
Et puis, parfois, de révélations.
Dans cet échange avec Morgane Chabroullet, on ne parle pas de réussite au sens classique du terme.
On parle de vie. De vécu. De ce qui marque, façonne, fragilise… et finit par devenir une force.
Grandir trop vite
Morgane raconte une enfance mouvementée, au cœur d’une famille recomposée, dans laquelle il a fallu s’adapter très tôt.
Comprendre les autres avant de se comprendre soi.
Trouver sa place sans toujours savoir où elle se situe.
Ce chaos n’est pas raconté pour choquer ou dramatiser.
Il est posé là comme un fait fondateur.
Parce que c’est souvent dans ces contextes instables que naissent une grande sensibilité, une hyper-perception de l’autre… et parfois une perte de repères intérieurs.
De la survie à la conscience
Pendant longtemps, Morgane avance en mode survie.
Elle fait “comme il faut”. Elle s’adapte. Elle avance, sans toujours savoir si elle est alignée avec ce qu’elle est profondément.
Puis viennent les prises de conscience. Celles qui font mal. Celles qui obligent à regarder son histoire autrement : non plus comme un fardeau, mais comme une matière brute.
Ce moment où une question apparaît :
Et si tout ça n’était pas arrivé contre moi… mais pour quelque chose ?
Trouver du sens à ce que l’on a vécu
Au fil de son cheminement, Morgane découvre le Human Design.
Pas comme une étiquette de plus.
Mais comme un langage.
Une grille de lecture qui lui permet enfin de mettre des mots sur ce qu’elle a toujours ressenti sans pouvoir l’expliquer.
Comprendre son fonctionnement, ses mécanismes, son énergie…
Et surtout : s’autoriser à être qui elle est, sans chercher à se corriger en permanence.
Ce n’est pas un déclic magique. C’est un processus. Mais un processus profondément libérateur.
Accompagner à partir du vécu
Aujourd’hui, Morgane ne met pas son histoire sous le tapis. Elle s’en sert.
Elle accompagne des personnes qui, elles aussi, se sentent parfois “à côté”, trop sensibles, trop intenses, trop différentes.
Elle les aide à se comprendre, à se réconcilier avec leur fonctionnement, à arrêter de lutter contre elles-mêmes.
Ce qui rend son accompagnement singulier, ce n’est pas seulement l’outil.
C’est l’incarnation. Le fait d’avoir traversé avant de transmettre.
Ce que cet échange nous rappelle
Que nos blessures ne disparaissent pas toujours. Mais qu’elles peuvent devenir des points d’appui.
Que comprendre qui l’on est change profondément la manière dont on avance dans la vie.
Et que se réaligner, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre —
c’est souvent revenir à soi.
Un échange sincère, sans masque, qui invite à une chose essentielle :
arrêter de se battre contre son histoire… et commencer à l’écouter.






